Coûts

Frais de notaire en Espagne : ce qui s'ajoute vraiment au prix

MARNER ESTATES · Responsable du contenu: Marcel Fichtner · Publié le 29 juillet 2026 · mis à jour le 7 septembre 2026

Baléares (Majorque)

Calculer les frais d’achat

Type de bien
Total à ajouter au prix

Notaire, registre et gestoría suivent des tarifs officiels qui dépendent du prix et de la complexité de l’acte — d’où une fourchette plutôt qu’une fausse précision.

Taux au 2026-07-29 · Source: Agència Tributària de les Illes Balears (ATIB)

Indicatif, et non un conseil fiscal. Les taux sont donnés à titre indicatif et doivent être confirmés auprès de l’ATIB ou de votre conseil avant de signer. Le droit de mutation porte sur la valeur de référence lorsqu’elle dépasse le prix convenu.

Un détail pour votre bien

Le simulateur ignore votre valeur de référence — et c'est sur elle que le droit de mutation est assis lorsqu'elle dépasse le prix. Nous la consultons au cadastre et vous envoyons le détail.

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Andalousie (Marbella)

Ce que les acheteurs francophones cherchent sous « frais de notaire Espagne » recouvre avant tout un impôt régional, pas l’émolument du notaire. Celui-ci suit un tarif officiel et reste modeste au regard du reste. Le poste principal est le droit de mutation dans l’ancien, ou la TVA dans le neuf ; s’y ajoutent l’inscription au registre de la propriété et les honoraires de votre avocat.

Les postes ressemblent en partie à ceux que vous connaissez, les taux sont fixés à un autre niveau, et il existe un mécanisme sans équivalent français qui peut rendre l’achat plus cher que le prix convenu. Le prix affiché n’est donc pas le prix payé.

Qui fixe quoi

C’est la première question, car elle détermine si un chiffre lu quelque part s’applique à votre bien.

La communauté autonome fixe le droit de mutation (ITP) dans l’ancien et le droit de timbre (AJD) dans le neuf. Chaque région arrête le sien, et plusieurs les ont révisés ces dernières années.

L’État fixe la TVA dans le neuf.

La commune fixe l’IBI annuel et les taxes locales. Ce n’est pas un frais d’acquisition, mais cela varie d’une commune à l’autre et a sa place dans votre budget.

De là découle l’erreur de transposition la plus fréquente : un calcul fait pour les Baléares ne vaut pas en Andalousie, et réciproquement. Les Baléares appliquent un barème progressif par tranches, l’Andalousie un taux unique. Qui reprend la mécanique d’une région pour une autre se trompe sur le poste le plus lourd de l’acquisition. Comme la littérature francophone sur l’Espagne est fortement marquée par les Baléares et la Costa Blanca, cela arrive souvent.

Les postes, un par un

Dans l’ancien :

  • ITP, le droit de mutation de la communauté autonome. De loin le poste principal
  • Notaire, selon un tarif réglementé qui suit la valeur
  • Registre de la propriété, également réglementé
  • Votre propre avocat, en général un pourcentage ou un forfait
  • Gestor, si vous externalisez le suivi administratif
  • Expertise, si vous financez

Dans le neuf :

  • TVA au lieu de l’ITP
  • AJD, le droit de timbre régional, qui ne joue pas dans l’ancien
  • Les mêmes frais de notaire, de registre et d’avocat

Les honoraires de l’avocat se conviennent à l’avance, en pratique une fraction du prix avec un minimum pour les opérations modestes. Recourir à un avocat est facultatif et fortement recommandé : ni l’agent ni le notaire ne défend l’acheteur.

Un terrain ou un local commercial suit un régime de TVA différent de celui du logement. Faites préciser lequel s’applique avant de signer.

Ancien et neuf : deux régimes qui s’excluent

Le plus grand écart de frais ne vient pas de la région mais de la personne à qui vous achetez.

À un particulier (ancien), c’est l’ITP, l’Impuesto sobre Transmisiones Patrimoniales, dont le taux est fixé par la communauté autonome.

À un promoteur (première livraison), c’est la TVA (IVA), au taux national réduit applicable au logement, à laquelle s’ajoute l’AJD, le droit sur les actes juridiques documentés, fixé au niveau régional.

Trois conséquences à connaître avant de calculer :

Les pourcentages d’un article sur l’ancien ne valent pas pour le neuf, et réciproquement. C’est l’erreur la plus fréquente dans les calculs faits depuis la France.

Dans le neuf s’ajoutent les appels de fonds. Le promoteur les perçoit pendant la construction, et le droit espagnol exige que les sommes versées par l’acquéreur soient couvertes par une garantie bancaire ou une assurance. L’absence de cette couverture n’est pas un détail, c’est un motif de ne pas verser.

Les délais de déclaration sont courts et courent depuis l’acte notarié, pas depuis la remise des clés. Qui rentre en France juste après la signature et compte s’en occuper après les vacances arrive souvent trop tard.

Différences régionales

Le poste principal étant régional, deux acquisitions au même prix ne coûtent pas la même chose selon la communauté autonome. Le tableau ci-dessous oppose les deux mécaniques traitées ici.

RégionDroit de mutation dans l’ancienOù vérifier le barème
Andalousie (Marbella, Estepona, Benahavís, Mijas, Fuengirola)Taux unique, identique dans les cinq communesAgencia Tributaria de Andalucía
Baléares (Majorque)Barème progressif par tranches, révisé à plusieurs reprisesATIB, l’agence fiscale des Baléares

En Andalousie, la commune ne change rien au droit de mutation : le taux est le même à Marbella et à Fuengirola. Ce qui varie d’une commune à l’autre, c’est l’IBI annuel. Le marché andalou et le déroulé d’une acquisition sur la Costa del Sol sont traités dans le guide acheter une maison à Marbella.

Aux Baléares, le taux augmente avec le prix, comme un barème d’impôt sur le revenu. Un pourcentage unique appliqué au prix total y surestime la note. Pour le marché insulaire, voir acheter une maison à Majorque.

Le droit de timbre AJD, dans le neuf, est lui aussi fixé par la région : il varie donc d’une communauté autonome à l’autre.

La valeur de référence, le mécanisme sans équivalent français

C’est le paragraphe le plus important de cette page.

L’Espagne connaît depuis quelques années la valor de referencia : une valeur officielle par bien, établie par le cadastre et dérivée des transactions enregistrées alentour. Elle constitue le plancher de l’assiette du droit de mutation.

Concrètement : si vous achetez en dessous de la valeur de référence, l’impôt est malgré tout calculé sur cette valeur. Votre succès en négociation baisse le prix, pas la taxe. L’assiette retenue est donc la plus élevée des deux, prix convenu ou valeur de référence.

Deux conséquences :

  • Demandez la valeur de référence avant la négociation, pas après. Elle est consultable et elle modifie votre prix de revient réel.
  • Si elle dépasse nettement une valeur de marché défendable, une contestation est possible, mais c’est une procédure a posteriori, avec charge de la preuve, pas une formalité.

Dans le neuf acheté à un promoteur, cela ne vaut qu’en partie. La TVA y remplace le droit de mutation, et elle porte sur le prix convenu. Pour le droit de timbre qui s’y ajoute, la valeur de référence reste en revanche le plancher de l’assiette.

Pourquoi cette page n’imprime aucun pourcentage

Vous trouverez des taux précis ailleurs. Ils ne figurent pas ici, et c’est délibéré : ils sont fixés par les communautés autonomes, plusieurs les ont modifiés à répétition ces dernières années, et un pourcentage qui vieillit en silence sur une page est plus nuisible qu’une absence de pourcentage.

Ce guide décrit donc le mécanisme et renvoie à l’administration compétente. Ce qui s’applique à votre bien, l’agence fiscale de la région concernée ou votre gestor le confirment : l’Agencia Tributaria de Andalucía pour l’Andalousie, l’ATIB pour les Baléares.

Qui paie quoi

L’usage espagnol veut que l’acheteur supporte l’impôt de transmission, le registre et l’essentiel des frais de notaire. Le vendeur supporte la plusvalía municipal, la commission de l’agent et son propre impôt de plus-value.

L’usage n’est pas la loi : tout cela se négocie et doit figurer dans le contrat. La formule «según ley» renvoie précisément à cette répartition légale par défaut, et non à une règle intangible.

Le calendrier

La réserve intervient à la signature du document de réservation, l’acompte du contrato de arras quelques semaines plus tard, le solde et l’ensemble des frais le jour de l’acte. L’impôt de transmission se paie dans un délai bref après la signature, et sa liquidation est généralement pilotée par l’avocat.

Avec un crédit, le calcul change

Si vous financez par un crédit espagnol, des postes s’ajoutent qui n’existent pas dans un achat comptant.

L’expertise (tasación) demandée par la banque, à la charge de l’emprunteur et due même si le crédit n’est pas accordé. S’y ajoutent les frais de dossier de l’établissement.

La répartition des frais de crédit. Une législation espagnole de 2019 a transféré à la banque une partie des frais liés à l’acte de prêt, mais pas la totalité. Ce qui incombe à qui découle de la loi et non d’une négociation. Depuis la loi espagnole sur le crédit immobilier, votre banque doit vous remettre un récapitulatif chiffré préalable ; demandez-le par écrit.

Les assurances. Les banques exigent en général une assurance du bien et proposent souvent leurs propres contrats. L’obligation d’assurer et l’obligation de le faire auprès de cette banque sont deux choses différentes.

Le temps. Un crédit allonge le processus de plusieurs semaines, ce qui pèse sur les délais du compromis. Un acompte peut être perdu même lorsque le retard vient de la banque, sauf clause contraire. Cette clause se négocie avant la signature.

Ce que les acheteurs oublient régulièrement

À l’achat lui-même, un non-résident ne paie pas davantage : l’ITP et la TVA tiennent au bien, pas à votre résidence. Ce qui suit l’achat, en revanche, dépend bien de votre statut.

  • Les frais s’ajoutent au prix et ne sont pas financés. Les banques espagnoles ne financent en règle générale pas les frais d’acquisition : il vous les faut en liquidités, au-dessus de votre apport.
  • Les charges de copropriété courent dès le transfert, et des arriérés du vendeur peuvent suivre le bien plutôt que lui. Demandez le montant actuel, un certificat d’absence d’arriérés et les deux derniers procès-verbaux.
  • La déclaration annuelle des non-résidents commence l’année de l’achat. Elle est traitée dans le guide sur la fiscalité d’une résidence secondaire.
  • L’IFI et l’impôt espagnol sur la fortune, selon votre patrimoine, font l’objet d’une page distincte.
  • La revente, où l’acquéreur retient 3 % du prix à titre d’acompte lorsque le vendeur est non-résident. Le sujet est développé dans vendre une maison en Espagne.

Le déroulé complet d’une acquisition, de la recherche à la remise des clés, est traité dans acheter une maison en Espagne.

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Questions fréquentes

Combien coûtent les frais d’achat en Espagne ?

Cela dépend de la région et du caractère ancien ou neuf du bien. Dans l’ancien, le droit de mutation régional est de loin le poste principal, auquel s’ajoutent notaire, registre et votre avocat. Dans le neuf, la TVA et le droit de timbre remplacent l’ITP. Le barème applicable se vérifie auprès de l’agence fiscale de la communauté autonome concernée.

Les frais de notaire espagnols ressemblent-ils à ceux pratiqués en France ?

Le terme induit en erreur. En Espagne, l’émolument du notaire est tarifé et modeste : il suit le prix et la complexité de l’acte. C’est l’impôt régional qui constitue l’essentiel de la note, avec le registre de la propriété et les honoraires de l’avocat en postes secondaires.

Quelle différence entre l’ITP et la TVA ?

L’ITP est le droit de mutation dans l’ancien, fixé par la communauté autonome. Dans le neuf s’applique à la place la TVA, fixée par l’État, plus le droit de timbre AJD de la région. Ce n’est donc pas une question de taux mais d’impôt différent, et les deux régimes s’excluent.

Qu’est-ce que la valeur de référence et pourquoi peut-elle me coûter ?

La valor de referencia est une valeur officielle par bien, établie par le cadastre, qui constitue le plancher de l’assiette du droit de mutation. Si vous achetez en dessous, l’impôt est calculé sur cette valeur malgré tout. Consultez-la avant de faire une offre, pas après.

Puis-je financer les frais avec un crédit espagnol ?

En règle générale non. Les banques espagnoles financent le bien, pas les frais annexes, et prêtent de surcroît contre leur propre expertise. Comptez donc les frais d’acquisition en liquidités, au-dessus de votre apport, et ajoutez l’expertise, due même si le crédit n’est finalement pas accordé.

Peut-on négocier la répartition des frais ?

Oui. La répartition usuelle, acheteur pour l’impôt de transmission et le registre, vendeur pour la plusvalía municipal et la commission, est un usage et non une règle impérative. Ce qui compte est ce qui est écrit au contrat. La mention «según ley» renvoie simplement à la répartition légale par défaut.

Sources

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